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#himtoo ?

16 octobre 2018
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Le discours véhiculé disent qu’il est dangereux d’être un homme aux États-Unis à l’ère du #metoo est alimenté par l’affaire Kavanaugh.

Le 2 octobre dernier, Donald Trump, ayant lui-même été accusé à plusieurs reprises d’abus sexuels, affirmait : « C’est une époque vraiment terrifiante pour les jeunes hommes en Amérique, vous pouvez être coupable de quelque chose dont vous n’êtes pas coupable ». Par la suite, lors d’une réunion précédant les élections parlementaires, il se serait moqué de Christina Blasey, une accusatrice du juge Kavanaugh. Il dénonçait ses trous de mémoire.

Chez les partisans du juge Kavanaugh, le mot-clic #himtoo a pris de l’ampleur lors des dernières semaines. Celui-ci a été inventé pour soutenir les hommes considérés « victimes » de fausses inculpations.

Plusieurs voient #himtoo comme une réaction au mouvement #metoo , mouvement qui valorise la parole des victimes de violences sexuelles et qui parallèlement, a détrôné quelques hommes de pouvoir de leur poste.

Une chercheuse en psychologie sociale de l’université Washington, Clara Walkins, témoigne : « Ils ont le sentiment que si les femmes progressent, eux y perdent ». En effet, elle souligne que des études démontrent que le sentiment d’être discriminé à cause de son sexe n’a jamais été aussi présent chez les hommes.

Selon Andrew Miltenberg, avocat ayant défendu au civil des centaines d’hommes accusés d’abus sexuels, la peur des hommes a une « base rationnelle ». Il continue : « Dans la plupart des cas, pas tous, il s'agissait de vengeance d'anciennes petites amies ou de femmes qui trouvaient qu'on leur avait trop tourné autour ».

Tout en stipulant que d’être expulsé de son établissement scolaire ou de perdre son emploi peut « détruire » un homme, l’avocat ajoute : « On vit bien un moment effrayant, je ne crois pas qu'un homme puisse rester seul avec une jeune femme dans ce climat ».

Or, d’après une étude du ministère de la Justice, les fausses allégations sont très rares. Puisque les hommes américains sont plus à risque d’être victimes d’agression sexuelle que de fausses inculpations, ils devraient employer le mot-clic #metoo plutôt que #himtoo.


Référence
https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201810/14/01-5200182-himtoo-ou-la-complainte-de-certains-hommes-americains.php 

Source
Non applicable

#MeToo, hommes, réactions, inculpations, Trump, discours, peur, droits des femmes, progression, menace, fausses allégations, rareté

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