Au cours des 12 derniers mois, SOS violence conjugale, un organisme communautaire pour les personnes en situation de violence conjugale, a été contraint de refuser la moitié des demandes d’hébergement par manque de disponibilité, rapporte La Presse.
Selon Statistique Canada, environ 31 % des établissements ont refusé des personnes victimes de violence conjugale et 33 % déclarent être au maximum ou au-delà de leur capacité d’accueil. « Quand les personnes nous appellent, c’est qu’elles n’ont plus le choix. C’est qu’elles sont face à un mur. Il y a des personnes qui sont déjà parties dans leur auto quand elles téléphonent et on leur dit qu’il n’y a pas de place. Il n’y a rien de pire que de voir quelqu’un demander de l’aide et de lui dire de revenir le lendemain », affirme la porte-parole de SOS violence conjugale, Claudine Thibaudeau.
Selon Anne-Josée Peloquin, directrice adjointe de SOS violence conjugale, avant de refuser une personne, une évaluation du risque est faite. Si le risque est immédiat et qu’il n’y a plus de place disponible dans les hébergements, les personnes vont être temporairement placées dans des hôtels ou sur un matelas sur le sol dans une pièce autre qu’une chambre.
Les organismes et maisons d’hébergement pour personnes en situation de violence conjugale demandent depuis des années de posséder plus d’argent et plus de chambres. Néanmoins, aucune réponse n’a été reçue de la part du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant. Anne-Josée Peloquin mentionne cependant que les personnes victimes de violence conjugale ne doivent surtout pas cesser de demander de l’aide.
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