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L’augmentation de la gonorrhée et les facteurs de risque associés chez les hommes gais et bisexuels fréquentant les cliniques de santé sexuelle australiennes

15 novembre 2018
Karolanne O'Keefe
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Date de publication
Novembre 2018

Résumé original

Le nombre de cas de gonorrhée est en augmentation constante chez les hommes homosexuels et bisexuels en Australie et à travers le monde. Davantage d'études seraient nécessaires eu égard aux modes d'infection, aux données démographiques et aux pratiques à risque.

Une analyse de cohorte rétrospective a été réalisée à l'aide de données issues de tests de dépistage de la gonorrhée parmi les hommes homosexuels et bisexuels de 2010 à 2017. Ces informations ont été extraites d'un réseau de 47 cliniques de santé sexuelle en Australie. Des analyses de régression de Poisson et de Cox ont été utilisées pour déterminer les taux d'incidence, à travers le temps, de la gonorrhée, ainsi que les facteurs démographiques et comportementaux associés. La présente analyse inclut 46 904 hommes gais et bisexuels.

L’incidence de la gonorrhée à n’importe quel site anatomique est passée de 14,1 / 100 personnes-années (PA) en 2010 à 24,6 / 100 en 2017 (P < 0,001), les infections du pharynx (5,6-15,9 / 100 PA, P < 0,001) et du rectum (6,6-14,8 / 100 PA, P <0,001) ayant connu les plus fortes augmentations. Après ajustement en fonction des présentations symptomatiques axées sur le contact, les prédicateurs d'infection les plus puissants étaient le fait d’avoir plus de 20 partenaires sexuels par an (ratio de risque (RR) = 1,9, intervalle de confiance à 95 %: 1,7-2,2), la consommation de drogues injectables (RR = 1,7, IC 95 %: 1,4-2,0), le fait d’être séropositif (RR = 1,4, IC 95 %: 1,2-1,6) et d’être âgé de moins de 30 ans (RR = 1,4, IC 95 %: 1,2-1,6) ).

La gonorrhée a considérablement progressé chez les hommes homosexuels et bisexuels en Australie. Des efforts de prévention renforcés, ainsi que des recherches plus approfondies, sont nécessaires pour lutter contre cette maladie infectieuse chez les jeunes hommes, les personnes séropositives et les personnes qui utilisent des drogues injectables.

Référence
Callander, D., Guy, R., Fairley, C., Mcmanus, H., Prestage, G. P., P. F. Chow, E., Chen, M., C. O’Connor, C., Grulich, A., Bourne, C., A. Stoove, M., et Donovan. B. (2018). Gonorrhea and associated risk factors among gay and bisexual men attending Australian sexual health clinics. Sexual Health. DOI : 10.1071/SH18097.

Pour demander la production scientifique entière aux auteurs :
https://www.researchgate.net/publication/328858644_Gonorrhoea_gone_wild_rising_incidence_of_gonorrhoea_and_associated_risk_factors_among_gay_and_bisexual_men_attending_Australian_sexual_health_clinics 

Gonorrhée, hommes, bisexualité, homosexualité, santé sexuelle, Australie, facteurs de risque, symptômes

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