Radio-Canada s’est entretenue avec des étudiantes et des enseignantes afghanes, qui se confient sur leur quotidien difficile depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021. D’abord, les femmes n’ont plus accès à l’éducation, que ce soit l’école secondaire ou l’enseignement supérieur. Toute manifestation en lien avec la fermeture des écoles peut mener à une peine d’emprisonnement pour les personnes participantes.
Les femmes afghanes ont aussi été exclues de nombreux endroits publics, tels que les parcs et les centres d’entraînement, et doivent avoir le visage entièrement couvert. En fait, elles ne doivent sortir de leur maison qu’en dernier recours.
Shabnam, une jeune enseignante de 24 ans, a décidé d’offrir des cours virtuels de peinture et de dessin, afin de protester contre la situation et permettre à ses concitoyennes de continuer à apprendre. C’est le cas aussi d’une autre enseignante afghane, Angela Ghayour, qui a décidé de fonder la Herat Online School, afin de fournir des ressources éducatives aux femmes afghanes. Si l’enseignante est maintenant établie au Royaume-Uni, c’est la solution qu’elle a trouvée afin d’accompagner les étudiantes de son pays tout en comptant sur l’appui de centaines d’enseignant.e.s bénévoles. Elle s’assure également de rendre accessible de l’aide psychosociale aux élèves dans le besoin.
Référence
https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/5399/afghanes-resistance-ecole-talibans
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