Selon The Toronto Star, une étude récente menée par l’agence américaine Centers for Disease Control and Prevention (CDC) suggère une baisse des relations sexuelles chez les adolescent.e.s durant la pandémie de COVID-19, accentuant une tendance déjà présente avant la crise sanitaire. Ainsi, 30 % des personnes adolescentes rapportaient avoir déjà eu une relation sexuelle en 2021, alors que c’était le cas pour 38 % en 2019.
Cependant, la définition de « relation sexuelle » peut varier d’une personne à l’autre et cette tendance statistique ne voudrait pas nécessairement dire que les jeunes ont nécessairement moins de sexe, mais plutôt que les pratiques sexuelles ne sont pas toujours liées à la pénétration. Pour Kay, une élève du Michigan de 18 ans s’identifiant comme queer, plusieurs élèves pourraient répondre n’avoir jamais eu de relation sexuelle (pénétration vaginale), mais avoir quand même expérimenté d’autres formes de pratiques sexuelles, notamment avec des partenaires de même genre. D’ailleurs, la même étude de la CDC révèle que l’orientation sexuelle des jeunes serait en évolution, 75 % des personnes répondantes s’identifiant comme « hétérosexuel.le ». En 2015, c’était le cas pour 89 % des personnes, ce qui serait probablement expliqué par une moins grande stigmatisation à l’égard des communautés LGBTQ+.
Selon le Dr. John Santelli, professeur à la Columbia University et spécialiste de la sexualité adolescente, l’évolution du langage doit être prise en compte pour mieux comprendre la réalité sexuelle des adolescent.e.s. En effet, il mentionne que le terme « rapport » (intercourse) référait auparavant à une conversation et non à une activité sexuelle.
Source
https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/72/su/su7201a1.htm?s_cid=su7201a1_w
Commentaires