L’Ordre professionnel des sexologues du Québec (OPSQ) est un organisme unique au monde fêtant ses 10 ans cette année et propose une formation spécialisée en vue d’exercer le métier de sexologue, encore très peu connue du grand public selon Le Devoir.
Au Québec, le statut de sexologue se veut être une profession en elle-même et non une spécialisation qu’un.e gynécologue ou un.e urologue peut choisir pour ajouter à son curriculum. C’est la différence d’autres pays, notamment les États-Unis, où certain.e.s psychologues sont formé.e.s avec une spécialisation davantage tournée vers la sexualité humaine.
De par cette volonté, l’OPSQ souhaite valoriser ce métier et protéger la clientèle de potentiels abus de pouvoir. Grâce à la création d’un syndicat, les sexologues peuvent faire face à des conséquences légales s’ils et elles venaient à abuser de leur statut. Des guides de pratiques ont notamment été mis en place pour « encadrer la profession et mieux outiller les sexologues auprès de différentes clientèles ».
Joanie Heppel, présidente de l’OPSQ parle de l'importance de démystifier ce métier par la pluralité d’accompagnements et de profils de clientèle. Elle évoque « qu’il s’agisse d’enfants, d’adultes ou de personnes âgées, les gens qui consultent un ou une sexologue le font pour des questions diverses ».
Cette profession qui « apporte un soutien et une aide pour rétablir le bien-être ainsi que la santé sexuelle » à vocation d’être de plus en plus proposée dans les programmes universitaires sur tout le territoire québécois. Présentement, l’Université du Québec à Montréal est la seule université de la province à proposer cette formation à chaque cycle universitaire. Pour pallier ce manquement, l’Université Laval prévoit un programme pour inclure la formation et espère par cela « permettre de desservir davantage l’est du Québec ».
Pour les années à venir, l’OPSQ souhaite continuer à protéger et à informer le public sur ce métier et notamment continuer son implication dans les enjeux de société tels que le harcèlement sexuel en contexte de travail.
Référence
https://www.ledevoir.com/societe/sante/799758/sexologue-profession-specifique-quebec
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