Le gouvernement du Québec ne prend pas position quant à l’utilisation de l’écriture inclusive en ce 2 novembre, rapporte Le Devoir.
Ailleurs dans le monde, dont en France, la position est plus tranchée. Le 30 octobre dernier, le président français, Emmanuel Macron, a pris position : il est contre l’utilisation de l’écriture inclusive. Il dit notamment que dans la langue française, « le masculin fait le neutre, on n’a pas besoin d’ajouter des points au milieu des mots ou des tirets, ou des choses pour la rendre lisible ». En contrepartie, le sénateur socialiste Yan Chantrel y voit quelque chose « [d’]inconstitutionnel, rétrograde et réactionnaire, qui s’inscrit dans un courant conservateur de longue date et de lutte contre la visibilité des femmes ».
Le ministre québécois de la Culture, Mathieu Lacombe, a repartagé les propos de Macron sur X, laissant présager son opinion. Le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, de son côté, s’en remet aux balises de l'Office québécois de la langue française (OQLF). Le Québec ne souhaite pas imiter ce qui se passe en France.
Actuellement, l’OQLF recommande l’écriture épicène et certaines formes d’écriture inclusive. Par exemple, elle propose l’utilisation des termes « étudiants et étudiantes » au détriment « d’étudiant.e.s ». De plus, les pronoms néologiques comme « iel » et « celleux » sont plutôt déconseillés, en raison de l’accord aux adjectifs, indique Chantal Bouchard, porte-parole de l’OQLF.
Du côté des écoles, certaines universités ont élaboré un guide d’écriture inclusive, tandis que d’autres comme l’UQAM laisse les personnes étudiantes et enseignantes décider, souligne Le Devoir. « En absence de directives claires, le recours ou non à l’écriture inclusive fait régulièrement débat. »
Référence
https://www.ledevoir.com/culture/801154/langue-francaise-gouvernement-legault-evite-mouiller-ecriture-inclusive?
https://www.journaldequebec.com/2023/10/30/ecriture-inclusive-macron-appelle-a-ne-pas-ceder-aux-airs-du-temps
Commentaires