Ce texte utilise les termes « homme » et « femme » pour réfleter le vocabulaire utilisé lors de l’enquête. Les 3 sex* critique l’invisibilisation des personnes LGBTQ+ de cette enquête. L’utilisation de « homme » et « femme » n’est pas définie, il est alors impossible de savoir si des personnes trans et/ou non binaires ont été consultées. De plus, les personnes LGBTQ+ sont seulement mentionnées dans un encadré, au détour de l’explication de l’expression « violence commise par des partenaires intimes ». Pour en savoir plus sur les violences insidieuses entre personnes queer, Les 3 sex* vous invite à consulter son projet « Te reconnais-tu? Tu peux faire mieux. Choisis la non-violence. »
L’Institut de la statistique du Québec a récemment publié une Enquête québécoise sur la violence commise par des partenaires intimes, relate La Presse.
Première conclusion, plus de femmes ont vécu au moins une fois de la violence dans une relation intime ou amoureuse que les hommes, soit 40 % versus 26 %. Il y a 35 % des femmes et 24 % des hommes qui ont subi au moins un acte de violence psychologique par un.e partenaire. Pour la violence physique, c’est respectivement 22 % et 13 %. Finalement, un acte de violence sexuelle a déjà été commis sur 17 % des femmes en relation et 3,4 % des hommes.
Notamment, 62 % des femmes ont subi plus d’une forme de violence, contre 56 % pour les hommes, chez les personnes qui ont déjà vécu de la violence entre partenaires. Les actes sont plus communs chez des jeunes femmes de moins de 30 ans, les personnes en milieux défavorisés et les personnes qui ont subi des violences durant l’enfance.
Ce n’est pas seulement la fréquence qui est plus grande pour les femmes, mais aussi l’intensité: ce sont les femmes qui subissent les actes les plus violents. Environ 30 % des personnes qui ont vécu des violences intimes ou amoureuses disent que les enfants en étaient témoins. Selon des recherches, cette violence risque de compromettre la sécurité des jeunes, ce qui peut entraîner une multitude de conséquences développementales et/ou sur la santé.
Peu de victimes vont chercher de l’aide, vivant ces violences dans la solitude. C’est 8 victimes sur 10 qui n’ont « pas eu recours à des services officiels ». Les raisons sont multiples, comme l’ignorance des ressources, ne pas ressentir le besoin ou ne pas se sentir à l’aise de chercher de l’aide.
Source
https://statistique.quebec.ca/fr/document/violence-partenaires-intimes
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