Les garçons et les hommes entre 16 et 29 ans seraient plus susceptibles que les baby-boomers de penser que le féminisme fait plus de mal que de bien. Ce sont les résultats d’une nouvelle étude menée auprès de 3600 personnes au Royaume-Uni et rapportée par The Guardian.
Les personnes chercheuses derrière cette étude demandaient notamment aux personnes si elles avaient une opinion positive d’Andrew Tate, un influenceur ouvertement misogyne qui cumule plusieurs millions d’abonné.e.s sur les réseaux sociaux. Andrew Tate est accusé de traite d’êtres humains, de viol et d’exploitation sexuelle. Selon l’étude, près d’un cinquième des jeunes hommes ayant entendu parler de Tate avaient une opinion favorable de sa personne. L’étude montre également qu’un quart des jeunes hommes pensent qu’il est plus difficile d’être un homme que d’être une femme aujourd’hui.
Selon le professeur Bobby Duffy, directeur du King’s College London’s Policy Institute, cette étude montre un profil générationnel inhabituel. En effet, selon le professeur Duffy, les nouvelles générations sont habituellement plus confortables avec les normes sociales émergentes, ayant grandi en étant entourées de ces normes. Selon lui, la présence d’une minorité persistante de jeunes qui sont fortement opposés aux idées féministes pose un risque réel de division au sein de la jeune génération.
La professeure Rosie Campbell, directrice du Global Institute for Women’s Leadership, pense que cette tendance s’explique au moins partiellement par le fait que ce groupe générationnel est le premier qui s’informe principalement sur les médias sociaux.
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