Cela fait plus d’un an et demi qu’un comité fédéral sur les droits de la personne a recommandé le retrait des articles de loi qui interdisent aux migrant.e.s de pratiquer le travail du sexe. Depuis, rien n’a changé, rapporte La Presse.
Depuis 2014, la loi canadienne permet aux personnes de vendre des services sexuels sans faire face à des poursuites judiciaires, sauf si elles ont un statut d’immigrant.e temporaire. Cela comprend les étudiant.e.s internationaux et internationales, les travailleuses et travailleurs immigrant.e.s temporaires et les réfugié.e.s. Ces personnes ont pourtant le droit de travailler en sol canadien, mais l’industrie du sexe fait exception à la règle. En effet, la Loi sur l’immigration interdit spécifiquement aux immigrant.e.s temporaires de « conclure de contrat de travail avec un employeur qui offre, sur une base régulière, des activités de danse nue ou érotique, des services d’escorte ou des massages érotiques ».
Selon l’organisme SWAN, qui œuvre auprès de personnes travailleuses du sexe d’origine asiatique dans la région de Vancouver, cette situation a des contrecoups sur les personnes travailleuses du sexe immigrantes, qui peuvent se faire détenir ou même expulser en raison de leurs activités.
Sandra Wesley, directrice générale de Stella, un organisme par et pour les personnes travailleuses du sexe à Montréal, est du même avis. Elle affirme que « l’expulsion est la pire des conséquences, mais d’autres violences vont venir de la part d’agresseurs, qui savent que les femmes migrantes ne peuvent absolument pas appeler la police. »
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*Même si la loi sur l’immigration ne cible pas de genre particulier, l’article de La Presse utilise le féminin en raison de la proportion importante de femmes travaillant dans l’industrie du travail du sexe.
Référence
https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/ces-travailleuses-du-sexe-qui-risquent-l-expulsion/2024-02-09/toute-ma-vie-ici-a-defile.php#
https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/ces-travailleuses-du-sexe-qui-risquent-l-expulsion/2024-02-09/une-loi-a-changer.php
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