Selon Radio-Canada, 36 signataires – chercheurs/chercheuses, universitaires et membres des facultés de droit de l’Université de l’Alberta et de l’Université de Calgary – se sont uni.e.s pour rédiger une lettre adressée au gouvernement de l’Alberta concernant la nouvelle politique sur l’identité de genre en Alberta.
La lettre de 6 pages énonce les contestations des professionnel.les du droit quant à la loi sur l’identité de genre, contestations principalement basées sur la Charte canadienne des droits et libertés.
L’une de leur principale revendication s’appuie sur la liberté de pensée, de croyance, d’expression et d’opinion. En effet, ces libertés seraient brimées lorsque le consentement des parents vis-à-vis du changement de prénom de leur enfant de moins de 15 ans est obligatoire. La disposition de dérogation du gouvernement albertain inquiète, notamment, les signataires de la lettre : « Je pense que ça viendrait vraiment diluer les protections de la Charte au Canada, qui existe pour protéger les minorités du pouvoir majoritaire », affirme Florence Ashley, professeure adjointe en droit à l’Université de l’Alberta et l’une des signataires de la lettre.
Sam Blackett, porte-parole de la première ministre albertaine, a exprimé, à ce propos, que le gouvernement de l’Alberta développera ces mesures « dans un cadre juridique qui tient compte de l'intérêt supérieur des enfants ».
Source
https://twitdoc.com/upload/annajanel/open-letter-to-premier-danielle-smith-february-15-2024.pdf
Commentaires