Malgré un manque de statistiques sur le sujet, des intervenant.e.s déplorent une hausse de la violence dans les couples adolescents. La Presse est allée à la rencontre de plusieurs intervenant.e.s qui travaillent auprès des jeunes.
Valérie Desaulniers travaille dans un organisme qui soutient les femmes victimes de violence conjugale dans la région de Mont-Laurier. Elle affirme voir de plus en plus de cas de cyberviolence, de violence psychologique en ligne et de violence sexuelle chez les jeunes. Selon elle, cette augmentation est liée à la prévalence des réseaux sociaux dans la vie des adolescent.e.s.
En intervenant dans les écoles secondaires, les intervenant.e.s créent de la surprise chez les jeunes en leur apprenant, par exemple, qu’il n’est pas normal de demander à avoir un accès constant à la géolocalisation de son ou de sa partenaire. « Ils sont naïfs un peu, ils ne s’en rendent pas compte que c’est du contrôle, que l’autre ne leur fait pas confiance. », explique Valérie Desaulniers. Les maisons d’hébergement pour victimes de violence conjugale offrent gratuitement des ateliers de sensibilisation dans les écoles secondaires. Cependant, plusieurs écoles sont réticentes à les accueillir ou ne voient tout simplement pas l'intérêt, déplore Annick Brazeau, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.
Les plus récentes données disponibles sur la violence conjugale chez les jeunes datent du milieu des années 2010. Selon la professeure à l’UQAM Mylène Fernet, ces données montrent que « la moitié des jeunes vivent, à un moment ou un autre de leur vie, des violences en contexte de relations intimes ».
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