Le gouvernement italien d’extrême droite a récemment validé des mesures controversées permettant aux activistes anti-avortement de pénétrer dans les établissements médicaux pratiquant des avortements, rapporte le 24 heures.
En Italie, les personnes souhaitant se faire avorter doivent obtenir un certificat de confirmation de leur décision dans une clinique spécialisée. La décision du gouvernement italien permettra aux groupes anti-choix d’accéder à ces cliniques.
L'approbation de cette mesure par le cabinet de Georgia Meloni, la première ministre italienne, est perçue comme un revers pour les droits reproductifs en Italie, pays européen où l'accès à l'avortement est déjà limité. En effet, au cours des dernières années, plusieurs gouvernements régionaux d’Italie ont restreint l’accès à la pilule abortive.
De plus, on observe en Italie une tendance croissante chez les professionnel.le.s de santé, notamment les gynécologues, à refuser de pratiquer des avortements pour des raisons personnelles ou éthiques. Les données du ministère de la Santé indiquent qu'environ 63 % des gynécologues au pays refusent de pratiquer des avortements. Le pourcentage de médecins qui acceptent de pratiquer des avortements peut descendre jusqu’à 8 % dans certaines régions du sud du pays. Cela complique grandement l’accès à l’avortement pour les Italien.ne.s, qui doivent parfois se rendre dans plusieurs établissements de santé avant de trouver un.e médecin qui acceptera de pratiquer un avortement.
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