La députée libérale Soraya Martinez Ferrada a fait une déclaration plutôt personnelle lors de la période de questions à la Chambre des Communes jeudi dernier. Selon Radio-Canada, la ministre du Tourisme s’est levée et a partagé qu’elle s’est faite avorter lorsqu’elle avait 18 ans.
Plus tard, en entrevue avec Radio-Canada, elle a raconté son histoire plus en détail. Arrivée du Chili à 8 ans avec ses parents qui fuyaient la dictature d’Augusto Pinochet, elle a décidé, à l’âge de 18 ans, de retourner dans son pays natal pour « retrouver finalement ce que la dictature [lui] avait volé ». Peu après son arrivée au Chili, elle apprit qu’elle était enceinte, dans un pays où l’avortement est encore à ce jour considéré comme un acte criminel passible de prison. Elle décida alors de revenir au Canada, où elle a pu bénéficier d’un avortement légal et sécuritaire.
La députée d’Hochelaga a fait cette déclaration dans le contexte du dépôt d’une pétition anti-avortement par le député conservateur Arnold Viersen. Cette pétition demande au gouvernement de protéger les droits des foetus. Ses signataires déclarent également que l’arrêt Morgentaler, qui a décriminalisé l’avortement au Canada il y a 35 ans, contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés car il ne protégerait pas la vie du fœtus.
Au moment même où Soraya Martinez Ferrada livrait cette confession à la Chambre des Communes jeudi, une manifestation anti-choix avait lieu en face du Parlement. La « Marche nationale pour la vie » réunit chaque année des manifestant.e.s anti-avortement à Ottawa.
Référence
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2071606/chili-droit-pro-vie-anti-avortement-ottawa
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