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Un colloque de l’ACFAS se penche sur les soins d’affirmation de genre

13 mai 2024
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Pour les personnes trans et/ou non binaires, il est parfois difficile d’avoir accès à des soins médicaux de qualité – et à des professionnel.le.s de la santé qui sont à l’aise avec les réalités trans et/ou non binaires. Selon Le Devoir, c’est ce sur quoi se penche le colloque scientifique de l’ACFAS* intitulé Les soins d’affirmation de genre pour les personnes transgenres francophones au Canada.

Selon Stéphane Bolduc, chercheur clinicien en médecine régénératrice, professeur titulaire au Département de chirurgie de la Faculté de médecine de l’Université Laval et coresponsable du colloque au 91e congrès de l’ACFAS, le corps médical manque de connaissances et d’outils pour traiter les personnes trans et/ou non binaires à travers leur transition médicale. Bien souvent, la responsabilité d’éduquer les médecins retombe donc sur les patient.e.s trans et/ou non binaires. 

Sara Tremblay, qui est chercheuse en santé des personnes trans et conférencière au colloque, affirme que cette situation met « une grande charge émotionnelle » sur le dos des patient.e.s trans et/ou non binaires. En plus de devoir éduquer les professionnel.le.s de la santé, ces patient.e.s doivent composer avec les préjugés qui persistent à leur égard. En effet, il n’est pas rare que les médecins utilisent un vocabulaire inadéquat pour référer à leur patient.e.s trans et/ou non binaires. 

Outre le manque de formation du personnel médical, le colloque s’intéresse aussi aux inégalités qui subsistent dans les soins d’affirmation de genre. Par exemple, les personnes transféminines font face à des barrières supplémentaires dans leur transition. En effet, là où la transition médicale d’un homme trans va être majoritairement couverte par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), les femmes trans doivent souvent débourser des milliers de dollars dans le cadre de leur transition. Ce déséquilibre est notamment dû au fait que plusieurs interventions médicales ou paramédicales, pourtant prérequises pour bénéficier d’une chirurgie, ne sont pas couvertes par la RAMQ. C’est également le cas pour certaines hormones féminisantes. 

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*L’ACFAS est un organisme à but non lucratif qui vise l’avancement des sciences au Québec, dans la francophonie canadienne et dans les pays francophones.

Référence
https://www.ledevoir.com/societe/sante/812517/soins-affirmation-genre-inconfort-manque-connaissances-professionnels-sante 

Source
https://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/91/100/114/c#:~:text=La%20vaginoplastie%20est%20actuellement%20la,utilis%C3%A9e%20pour%20cr%C3%A9er%20un%20n%C3%A9ovagin.

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