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Des organismes féministes dénoncent la criminalisation du travail du sexe

3 juin 2024
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À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et travailleurs du sexe, une cinquantaine d’organismes communautaires québécois et pancanadiens ont pris la parole dans Le Devoir pour dénoncer les impacts de la criminalisation du travail du sexe sur les personnes travaillant dans cette industrie. Dans leur texte, les auteur.e.s dénoncent également les liens entre les mouvements pro-carcéraux, les extrémistes religieux et les féministes anti-trans.

Les auteur.e.s, qui proviennent d’organismes de lutte contre la pauvreté, de défense des droits des personnes en situation d’itinérance ou encore d’organismes féministes, s’inquiètent des conséquences de l’idéologie prohibitionniste sur les personnes qui vendent des services sexuels. Selon ces organismes, cette approche engendre trop souvent la criminalisation de personnes – souvent des femmes – qui sont déjà marginalisées. Les auteur.e.s soulignent également que l’idéologie prohibitionniste accentue les discriminations institutionnelles vécues par ces personnes dans différentes sphères de la société, telles que le système de santé ou encore les services juridiques.

Selon cette lettre, les actions visant à abolir le travail du sexe sont en opposition directe avec « l’objectif d’améliorer les conditions de vie et de travail, de mettre fin à la violence et à toutes les formes d’exploitation. » 

Ce texte survient alors qu’une manifestation « pour l’abolition de la prostitution » s’est tenue à Montréal le 1er juin 2024.

Référence
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/813975/idees-nous-ne-laisserons-pas-travailleuses-sexe-etre-reduites-silence 
https://www.journaldemontreal.com/2024/06/01/un-oui-achete-est-un-oui-impose-une-marche-pour-abolir-la-prostitution-a-montreal

travail du sexe, prostitution, féminisme, criminalisation, discrimination, idéologie, Québec, Canada

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