Le Parlement géorgien, dirigé par le parti pro-russe du Rêve géorgien, a adopté cette semaine une loi sur les « valeurs familiales », ciblant la « propagande des relations homosexuelles », rapporte Fugues. L’adoption de cette loi a été vivement décriée par la communauté internationale et par plusieurs organisations de défense des droits humains.
Ce texte, similaire à une législation en vigueur en Russie, a été approuvé par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien, lors d'un vote boycotté par l'opposition.
La loi, qui amalgame inceste et homosexualité, est fortement inspirée d’une législation similaire en vigueur en Russie. Elle interdit la promotion des relations homosexuelles dans les écoles et les médias, tout en restreignant le droit de rassemblement et de manifestation. Sa validation définitive survient à l'approche d'élections législatives cruciales. La présidente Salomé Zourabichvili doit encore signer le texte. Cependant, en raison de sa dissidence avec le parti au pouvoir au parlement, il se pourrait qu’elle le conteste.
Le Haut-Commissariat de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a demandé l’abrogation de cette loi, estimant qu'elle constitue une discrimination et une menace des droits fondamentaux. L'Union européenne (UE) a également exprimé ses inquiétudes, soulignant que cette législation risquerait de renforcer la stigmatisation des communautés LGBTQ+.
Le président du Parlement a affirmé que la loi vise à protéger les mineur.e.s et à promouvoir les valeurs familiales traditionnelles. Les critiques accusent le Rêve géorgien de s'aligner sur la Russie, malgré les tensions historiques entre les deux pays. Par ailleurs, les États-Unis ont annoncé des sanctions visant des responsables géorgien.ne.s accusé.e.s d'éroder la démocratie, renforçant ainsi les préoccupations internationales quant à la situation des droits humains en Géorgie.
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