Les victimes de violence sexuelle peuvent désormais bénéficier d'un service de clavardage accessible 24 heures sur 24, qui a déjà aidé plusieurs adolescent.e.s et personnes récemment agressé.e.s à demander de l’aide, rapporte le Journal de Montréal. Audrey-Anne, intervenante chez Info-aide violence sexuelle, souligne que le clavardage rend ça plus facile pour certaines personnes d’exprimer leurs émotions.
Depuis son lancement il y a près d'un an, ce service est devenu essentiel, notamment pour atteindre les jeunes qui hésitent à appeler. Deborah Trent, directrice du Centre pour les victimes d'agression sexuelle de Montréal, précise que le clavardage permet un anonymat accru, important pour celles et ceux qui ne peuvent pas parler librement, comme les mineur.e.s vivant avec leur agresseur ou agresseuse.
Le service est particulièrement sollicité la nuit, avec environ un tiers des demandes reçues entre minuit et midi. Les intervenant.e.s constatent que de nombreuses personnes en détresse, souvent en proie à des crises de panique ou à des cauchemars, utilisent ce moyen pour exprimer leurs sentiments.
Environ 185 demandes sont reçues chaque mois, avec une forte proportion de demandes venant de personnes entre 14 à 17 ans. Les victimes récentes, ayant subi une agression dans les jours ou mois précédents, représentent 27 % des échanges par clavardage. Le service s'adresse également aux proches des victimes, en leur offrant des conseils sur la manière de soutenir efficacement leurs proches.
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