En pleine campagne électorale, le Premier ministre sortant de la Saskatchewan a annoncé son attention de créer une nouvelle politique qui obligerait les enfants à se changer dans les vestiaires correspondant à leur sexe assigné à la naissance, rapporte Radio-Canada.
Cette proposition suscite une forte indignation chez les parents de jeunes trans et non binaires ainsi que dans les groupes de défense des droits de la personne, qui craignent que cette politique compromette la sécurité des jeunes trans et non binaires.
Jessica Fraser, mère d’un jeune trans, affirme que cette annonce est une stratégie électorale visant à séduire un électorat conservateur. Ce sentiment est partagé par Rachel Loewen Walker, une spécialiste en études de genre, qui condamne l'exploitation des droits des personnes trans et non binaires à des fins politiques. Selon elle, « [i]l est méprisable de faire de la politique à ce point alors que ce sont les enfants et les jeunes qui sont visé[.e.]s et qui vont souffrir de ce jeu politique ».
L'avocat Roger Lepage souligne quant à lui que cette politique pourrait enfreindre des droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés ainsi que le Code des droits de la personne de la Saskatchewan.
Sonny Cantalini, membre de l’organisme It Gets Better Canada, s’inquiète des impacts négatifs de cette politique sur la santé mentale et la sécurité des jeunes trans et non binaires. La Fédération des enseignants de la Saskatchewan critique également le gouvernement pour sa tentative de détourner l'attention des véritables problèmes dans le système éducatif.
En parallèle, plusieurs divisions scolaires à travers la province ont affirmé leur engagement à maintenir des environnements inclusifs, en permettant aux élèves d'accéder aux installations correspondant à leur identité de genre, tout en tenant compte des besoins spécifiques pour assurer la sécurité de chaque jeune.
Référence
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2113448/reaction-critique-opposition-stf
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