Le chef du Nouveau parti démocratique (NDP) Jagmeet Singh a annoncé que son parti prévoit demander un débat et un vote à la Chambre des communes sur une motion visant à améliorer l'accès à l'avortement, rapporte La Presse. Il a critiqué les député.e.s du Parti conservateur, qu'il accuse de promouvoir des lois anti-choix, et a souligné que le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, permet à ses membres de proposer des mesures restrictives
Singh a évoqué une pétition déposée plus tôt cette année par le Parti conservateur. Cette motion affirmait que plus de 98 % des avortements sont réalisés pour des raisons de commodité. À l’époque, Pierre Poilievre avait déclaré qu’il était contre cette motion, tout en se déclarant pro-choix. Questionné par La Presse, un porte-parole du bureau de Pierre Poilievre a affirmé qu'aucune loi ne serait adoptée pour limiter les droits reproductifs des femmes* si Poilievre devenait premier ministre.
En parallèle, l’année dernière, la députée conservatrice Cathay Wagantall a présenté un projet de loi visant à considérer la grossesse d’une victime d’agression sexuelle comme un facteur aggravant dans la détermination de la peine d’un agresseur. Cette initiative a été vivement critiquée par des groupes de défense des droits, qui y voient une porte ouverte vers la reconnaissance des droits du fœtus – un argument mis de l’avant par les militant.e.s anti-choix. À l’époque, Pierre Poilievre avait déclaré son intention de voter en faveur du projet de loi.
Jagmeet Singh a également reproché au Parti libéral de Justin Trudeau de ne pas avoir agi suffisamment pour améliorer l'accès à l'avortement, insistant sur l'importance de la motion qui ne doit pas seulement refléter une menace conservatrice, mais aussi l'inaction du gouvernement. En réponse, la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et de la Jeunesse, Marci Ien, a défendu les efforts du gouvernement en matière de santé reproductive, affirmant que celui-ci continuera à défendre les droits des femmes.
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*Le terme « femmes » est utilisé à des fins de cohérence avec l’article de référence. Cependant, Les 3 sex* reconnaît que les enjeux de santé reproductive, notamment l’avortement, touchent aussi les personnes non binaires ainsi que les personnes transmaculines ayant un utérus.
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