À l’occasion de la Semaine de la persévérance scolaire, Les 3 sex* ainsi que plusieurs organismes luttant contre les violences à caractère sexuel ont cosigné une lettre ouverte dans Le Devoir, dénonçant l’inaction du gouvernement québécois face aux violences sexuelles dans les écoles.
Depuis sept ans, la loi P-22.1 visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur cherche à protéger les étudiant.e.s des cégeps et universités, mais cette législation exclut les établissements scolaires primaires et secondaires, où la situation est pourtant critique. En effet, les personnes mineures représentent 62 % des victimes d’agression sexuelle, un chiffre alarmant selon les cosignataires de la lettre.
Malgré l’ampleur du problème, le gouvernement Legault fait la sourde oreille et refuse de légiférer pour contraindre les écoles à prendre des mesures concrètes pour lutter contre ces violences.
Le collectif La voix des jeunes, composé de filles et femmes âgées de 15 à 20 ans, milite depuis des années pour une législation plus inclusive, mais leurs efforts restent sans réponse. Jusqu’ici, leur principal gain reste la création d’un Protecteur national de l’élève en 2023. Mais cette mesure est jugée insuffisante en raison de son inefficacité et de son manque de mesures de prévention. En parallèle, le gouvernement a rejeté le projet de loi 397 porté par Québec solidaire et soutenu par deux autres partis d’opposition, qui visait à aborder directement ce problème.
Les jeunes victimes, souvent laissées sans soutien, souffrent de graves conséquences, telles que le décrochage scolaire, l'isolement et des troubles de santé mentale.
Finalement, les signataires de la lettre rappellent que les coûts sociaux et économiques des agressions sexuelles sont énormes. Leur lettre ouverte somme/presse le gouvernement à prendre des mesures immédiates pour protéger les jeunes et leur offrir le soutien dont ils et elles ont besoin.
Source
S.O.
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