Une étude menée par la doctorante Valérie Lapointe et une équipe de recherche du Département de sexologie de l’UQAM a exploré l'impact de la pornographie générée par l'intelligence artificielle (IA) en analysant une trentaine de sites Web spécialisés, rapporte Actualités UQAM.
Publiée dans la revue Archives of Sexual Behavior, cette recherche met en lumière l'émergence de ce phénomène qui transforme la manière dont les individus créent et consomment du contenu sexuel, en offrant des expériences personnalisées et interactives. Contrairement à la pornographie traditionnelle, ces sites permettent aux utilisateurs et aux utilisatrices de générer rapidement des images, vidéos et contenus audio, en choisissant des avatars et en personnalisant des caractéristiques comme le sexe, l'âge ou l'origine ethnique des personnages.
Les résultats montrent que cette nouvelle forme de pornographie accorde un grand contrôle aux consommateurs et aux consommatrices, réduisant la dépendance aux créateurs et aux créatrices professionnel.le.s. Elle ouvre également des possibilités pour des interactions avec des robots conversationnels, simulant des relations humaines. Toutefois, cette nouvelle technologie présente des risques. Elle peut être utilisée pour créer des deepfakes ou d’autres contenus illégaux. L’étude appelle donc à la prudence et souligne l’importance de réguler cette technologie émergente pour éviter des abus.
L’étude montre également que l'IA pourrait avoir des applications positives dans les domaines de la santé et de l'éducation, en aidant à traiter des problèmes liés à l'intimité. L’équipe envisage des études futures pour examiner l'évolution de cette industrie et ses implications socioéthiques à long terme, notamment à travers une analyse des tendances dans différents pays.
Source
S.O.
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